Mon mari ne veut pas divorcer

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Mon mari ne veut pas divorcer

Comment divorcer quand l'autre ne veut pas ?

Le divorce est toujours délicat quand on s'est si tendrement aimé et qu'on a passé énormément de temps ensemble. Et quand vous ne sentez plus la force de continuer à souffrir dans votre relation, votre conjoint s'oppose au divorce. Que faire ? Cet article vous propose des solutions pour régulariser la situation.

Dans un couple marié légalement, les époux sont libres de demander le divorce. Lorsque l'un d'entre eux s'y oppose, la loi autorise le conjoint qui émet la requête à imposer le divorce à son partenaire, mais sous certaines conditions. Si votre conjoint vous refuse le divorce, vous serez contraint d'envisager un divorce contentieux, non amiable ou une procédure de séparation de corps. Toutefois, avant d'engager la procédure de divorce, les deux conjoints peuvent essayer de s'entendre à travers une médiation familiale.

Voici quelques exemples de solutions à envisager.

Divorce pour motif d'altération du lien conjugal

Lorsque votre mari refuse de vous accorder le divorce, vous pouvez obtenir le divorce sans consentement s'il existe une altération définitive du lien conjugal. Pour ce faire, vous devez démontrer qu'il n'y a plus de relation affective, matérielle, conjugale entre vous deux depuis tout au moins deux années successives. Autrement, vous devez apporter les preuves attestant qu'il n'existe plus de liaison entre vous et que vous ne résidez plus ensemble depuis plus de deux ans. Pour prouver cet état de choses, vous pourrez vous servir par exemple des reçus de loyer, des factures d'électricité, eau et autres pour attester que vous vivez séparément. Le témoignage de vos proches serait également un atout.

En pratique, la validation de la durée de rupture de la vie commune a lieu lors du jugement de divorce et peut prendre plusieurs mois. Vous pouvez donc déposer votre requête de divorce bien avant le délai de deux ans.

Demander le divorce pour faute

Lorsque vous n'arrivez pas à prouver la rupture de votre vie à deux, la seule alternative qu'il vous reste est la demande de divorce pour faute. Mais, là encore, il faut pouvoir prouver que votre mari a commis une violation du contrat de mariage. En effet, une faute n'est valide que lorsqu'elle est grave ou lorsqu'elle s'est répétée plusieurs fois. Elle peut concerner les obligations qui régissent votre vie communautaire, l'entraide, la fidélité, etc. Voici quelques exemples de fautes susceptibles de faire objet de divorce :
  • un abandon du foyer depuis des mois ;
  • des absences répétitives et non justifiées ;
  • le refus de participation aux charges familiales ;
  • l'absence de soutien affectif ou financier à son conjoint malade ;
  • l'adultère.
L'infidélité doit être honnêtement prouvée et ne pas avoir été concédée, même tacitement, pour être valable comme motif de divorce.

Cas de forces majeures

Votre partenaire ne veut rien entendre du divorce. Le refus de divorcer persiste, et pourtant, il pose des actes qui mettent en danger votre patrimoine, votre sécurité psychologique et physique. L'opportunité vous est offerte de saisir en urgence le juge aux affaires familiales afin qu'il prononce des verdicts conséquents. Que vous ayez émis une requête de divorce ou pas, vous avez la possibilité d'employer cette issue de secours. Le juge saura rendre le verdict qui assurera votre sécurité et qui préservera vos intérêts. Vous pouvez obtenir de ce dernier une autorisation de séparation de corps (quitter le domicile conjugal ou résider seul avec vos enfants non adultes) ou une défense de vente ou de transport de vos biens à votre mari.

Ajourner le divorce

Si votre conjoint s'entête à refuser le divorce, il ne peut cependant pas échapper au prononcé du divorce sans consentement une fois que le délai de deux ans serait venu à échéance, sauf si durant la période de décompte il y a eu une réconciliation éphémère. Dans ce cas, le compte à rebours recommence à partir de zéro.

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